Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
Le jardin
Mon père semait ses premiers haricots pour la st Joseph le 19 mars et ils venaient très bien , mais depuis vingt ans que j’ai repris le jardin , je n’ai jamais pu faire pousser des haricots avant le 10 avril , la terre est trop froide , encore une preuve du refroidissement de la terre
Encore cette année 2005 j’ai essayé , mais il ne sont pas sortis ils ont pourri en terre par manque de chaleur.
Les haricots kilomètres
J’ai adopté les haricots kilomètres (haricot dolique) longueur de 80 cm en moyenne . mais gourmand de chaleur , ils doivent être semé après le 20 mai. Deux mois après la récolte commence , sur une rangé de 5 mètres . Pour le ramassage c’est un kilo le matin et un kilo le soir en juillet août septembre ils montent jusqu'à 5 mètres de hauteurs , donc , je plante les cannes que je plie à hauteur de ma tête que je courbe à l’horizontale , ce qui me fait un tunnel ou je ramasse les haricots qui pendent à ma hauteur , ce qui évite les maux de reins . ils sont ramassé avant la formation des grains et mesurent de 40 à 50 cm de long, et ils se congèlent très bien.
Tomates
J’ai aussi des tomates américaine qui peuvent dépasser 1 kilo .elle ont peut de graine , ainsi que des petites tomates que je faits sécher au soleil et que je conserve à sec ou dans du vinaigre et qui agrémente mes déjeuner d’hivers avec des radis noirs et des olives
Les haricots secs
Aux temps historique durant la guerre et pendant l’occupation , mon père semait des coco blanc vers le 14 juillet pour les cueillir le plus tard possible . il les laissait sécher sur un plateau , mais , une fois cueillie on les mettait sur une bâche en plein courrant d’air et par mistral. Afin qu’ils soient venté après les avoir « caouqué » (écrasé avec les pieds pour les débarrasser de leur cosse). Enfin il les mettait dans une jarre ou il disposait une soucoupe contenant du soufre que l’on enflammait avant de refermer soigneusement la jarre avec son couvercle jointé par un cordon de boue afin que le gaz ne s’échappe pas. Ainsi les « cour cousons » « charançon » ne les attaquaient pas et nous avons notre provision pour l’hivers .maintenant je les met dans le congélateur
Les jardin de mon enfance
Parlons jardin . tout petit j’aidait mon père qui m’a appris pas mal de chose importantes , d’abord les cycles lunaire qui agissent sur les plantes comme sur toute la nature dont les effets les plus visibles sont les marées océaniques . les plantes aériennes comme le haricot la salade, la tomate doivent se semer en lune montante , les pommes de terres , les radis les carottes , en lune descendante . mais aussi la profondeur compte , ou mettre les graines , la taille des tomates ,cela ce fait selon le climat et le bon vouloir du jardinier , le melon se taille tout les trois bourgeons , le concombre et la courgette ne se taille pas , ensuite le binage pour aérer la terre et arracher l’herbe , ce que je ne trouvais pas agréable, surtout parmi les moustiques et les arabis (très petit moustique qui rentrent dans les cheveux le nez les yeux les oreilles et qui piquent sans arrêt) et puis le fumier de mouton qui était composté dans la ….., pendant au moins trois mois avant de le mettre au jardin avant de labourer pour l’enterrer et de leur éviter les maladies et les pucerons. La pomme de terre constitue notre plus grosse récolte qui devait nous approvisionner pour tout l’hivers , le plus difficile c’est de les conserver. On les place sur des canisses et recouvertes de cendre il fallait des germer au moins deux fois .
Le compost méthode inodore
Depuis 1975 quand le fumier de mouton a commencé à manquer , celui que l’on trouvait contenait tellement de produits chimiques que je me suis mis au compost. Certains ont critiqué , d’autres apprécié. Alors que beaucoup ne savent plus quel moyen employer pour détruire les mauvaises herbes , moi je les recherche et même les cultive , telle la grande ortie qui apporte azote plus insecticide , la tanaisie, insecticide est employé à faible dose dans la liqueur de Chartreux .Les cannes broyée sous les roues du tracteurs contiennent beaucoup de celluloses. le tas de compost est constitué d’une couche de matière imbibées d’eau de la valeur d’une éponge essorée, et sur cette couche , un peut de terre , de cendre et de vieux compost il faut le recouvrir à peine , faire trois couche de 20 à 30 chacune et recouvrir d’une troisième de terre , ne pas tasser , ne pas arroser, couvrir d’une bâche s’il pleut trop. Le tas doit avoir 2 mètres de large , et une longueur indéfini. Laisser fermenter 1 mois , ensuite faire un gros tas pointu qui est retourné tout les quinze jours pendant 3 mois, tout en vérifiant la fermentation avec une barre en fer que l’on plante dans le tas pour vérifier la température sous risque de le voir brûler . la température peut monter à plus de 100 degrés , c’est la méthode « Indore » . Au bout d’un an ce n’est plus que du terreau , ou terre de bruyère , et on doit le conserver à l’ombre ou couvert d’une bâche pour ne pas qu’il sèche
Jardin
L’herbe est la base de notre nourriture , c’est la nourriture de la vache qui nous donne le lait et tout ses dérivés
Jardin
A l’heure d’aujourd’hui tout a changé , plus de bêchage à la main , une motobineuse a remplacé la charue,le compost a remplacé le fumier qui contient plus de produits chimiques que les tiroirs de pharmacies
[SIZE=7][FONT[SIZE
--
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
Police déjeuner téléphone
Leurs parents étaient là , ils sont venu manger à la maison .le repas était servi à l’école , mais quand on est rentré dans le réfectoire , les tables étaient déjà vide , les premiers rentré avaient tout liquidé.
Maintenant elles sont en poste à Paris , elles nous rendent visite tout les ans, on communique souvent et elle nous appelle « papé et mamé » on à souvent déjeuné ensemble , le matin , le dimanche, elles aimaient mon régime méditerranéen qui est très bon pour la santé , dont j’ai hérité de mon père qui le tenait de son père qui le tenait ……. ?! en ce temps là, c’était une anchois sur un morceau de pain avec un oignon , huile d’olive, avec mon père c’est devenu anchois oignon et tomate , pour mon compte j’ai ajouté olives radis rouge ou noir d’hiver et tomates séchées ou au vinaigre , les tomates sont séché l’été dans mon jardin par grand soleil. Elles doivent être séché en 24 heures sinon elles pourrissent , nos filles trouvaient ça excellent et se sont régalé a mordre a pleine dent sur un oignon tout frais sorti du jardin.
Depuis mon opération les docteurs m’ont interdit le sel , alors j’ai remplacé l’anchois par deux sardine en boite, certaines personnes partent en courrant en me voyant déjeuner de la sorte elle ne savent pas ce qu’elles perdent .
Surprise au téléphone, un samedi ou manu et morgan étaient là , nous étions parti faire des courses deux policier gardaient la maison , mais un évènement survint pendant notre absence . le téléphone sonne et manu répond . la voix lui dit excusez moi , je me suis trompé et manu leur dit non je suis la petite fille , grande stupéfaction de la personne qui a appeler et qui a raccroché.
C’état la belle mère de Guy qui se demandait d’ou nous sortions une petite fille, ma femme l’a appelé pour la rassurer , pour dire que ce n’était que manu qui lui avait répondu. Pour une farce elle était belle !!
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
la police
un soir à la traversée de la route de la courbedonne deux jeunes filles de l’école de police , dont nous avions la visite presque tout les soir , sont venu nous aider a traverser la route pour sortir du mas . les apprentis policières étaient les bienvenues, elles voulaient voir la bergerie de près , on les a invité à la maison et leurs avons offert un pastis. Il fait déjà chaud au moi de mai .par la suite , elles étaient au mas sitôt qu’elle avaient une liberté à l’école qui se trouve tout a côté dans le bois de la feuillane , il y avait la schtimy et morgan la bretonne , elle ont la passion des bêtes . il y a eu beaucoup de cerises, les figues les foins, et la deuxième année distribution des diplômes , nous étions invité , c’était au moi de juillet , tous au garde a vous sur le terre plein de l’école , de temps en temps il y en a qui tombent comme des mouches par la chaleur.
=
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
transhumance (tondeurs)
la bergerie : modernisme oblige , les tondeurs avec leurs tondeuses électriques alimentées par une dynamo entraîné par un moteur thermique dans un bruit infernal et des gaz a vous couper le souffle. les tondeuses étaient pendus par un arceau qui leur passaient sous la poitrine et suspendu aux poutres de la bergerie , la laine s’entasse dans de grands sacs
……………………………………………………………………….ne sait pas
ils ne savent même plus ce qu’est un larr : espèce de pelote de laine brute .le repas de midi c’est passé dans le séjour du mas souvenir et nostalgie des temps ancien ou la chaume(équipe de tondeur 12 environ) souvent des défections dut aux maux de reins ,car il est très pénible de rester baissé toute la journée. Je peut en parler , je tondais notre troupeau après la guerre et j’ai fait une fois la campagne de tondage avec Louis Rieu , spécialiste des lau et de l’affûtage des ciseaux , qu’il faut entretenir comme des rasoirs , et qui est un poète provençal petit neveux de charloun Rieu , émule de Frédéric Mistral , qui à son buste au Beau .
7][
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
Le départ
Voilà arrivé le jour du départ à la montagne .La veille , on prépare les bats pour les ânes avec tout le matériel de route, on faisait encore le trajet à pied pendant quinze jour pour rejoindre gap , le queras ou Briançon ou barcelonnette . le matin , lever a 3heures , on entend déjà le bêlement spécial des brebis qui sentent le départ et nous voilà partis à travers drailles (chemin de terre ) et routes pour 20 kilomètres parcourus par jour .au rythme du pas lent des brebis. Le soir il faut trouver un terrain libre ou une place de village ,mais gare aux potées fleuries .
Pratique voici les bannes pour s’allonger et dormir un moment à tour de rôle pour surveiller le troupeau . au lever du jour , nouveau départ avec traversé des villages ou le troupeau allonge ses 2000 bêtes dans les rues , on tient de la place ! on était pas de reste à 4 il fallait être attentif à tout un à l’avant , dirige et régule le pas , il a une vitesse à respecter pour les brebis qui boitent ou qui profitent de quelques brin d’herbe au bord de la route , un au milieu et deux à l’arrière dont le baile pour récupérer les brebis égarées , blessées , qui sont mise dans la charrette qui suit attelé à son âne qui de retour sont récupéré les agneaux qui naissent en route.
Dans le troupeau il y a aussi le flocas (brebis muni de deux ou trois flot de laine sur son dos ) dressé pour guider le troupeau dans les endroits difficiles. Voici venir les chèvres qui vont alimenter le berger en lait et fromage. une fois en haut , dans la montagne on ne descend pas tout les jours au village et le retour a lieu début octobre avec quelques agneaux de plus, et quelques brebis de moins , soit tombé dans un ravin soit perdu , il n’y avait pas de loup à ce moment là pour provoquer le massacre .
mon grand père a eu un jour 300 brebis tombé dans un ravin , un chien errant les ayant effrayé.1960 un épisode marquant , le retour de montagne, à l’arrivée l’étape cavaillon, une fois passé le pont sur la Durance on découvre un emplacement juste au pied du pont à droite , on décide d’y passer la nuit , mais il a plu jusqu’au matin. A l’abri de notre voiture ( une …baché) on repart avant le jour , heureusement , après quelques kilomètres une voiture nous double et le chauffeur nous dit que la ou nous étions il y avait 2 mètres d’eau
FONT
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
Marquage
Ensuite on prépare la peinture pour le marquage qui se fait dans un pass (couloir) ,a la porte de la bergerie il y a un aide qui attrape les brebis qui les passe à un autre qui tient la brebis une main sous le ventre pour la faire gonfler, ainsi le berger peut appliquer la marque sur le flanc de la brebis .
=Arial]
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
La transhumance et le tondage des brebis
Au printemps s’approche la transhumance . il y a d’abord la tonte qui consiste à couper la laine des brebis à l’aide de ciseaux (appelé force) , quand on arrive dans la bergerie ou les tondeurs sont a l’œuvre , on entend le chant des ciseaux et l’on voit l’homme arc-bouté sur la brebis sur la brebis qu’il tond entre ses jambes , la tête appuyé sur son genoux pour par la main gauche et de la main droite il tient le ciseaux qu’il plante dans la laine sous le cou de la bête , à croire qu’il vas l’égorger, mais après une passe , la laine s’écarte et le cou devient blanc . une fois la bête tondu il reste la toison sur le betadou (aire de tondage) qu’il faut stocker .mais avant , elle est roulé en ce qu’on appelle un lau ( laou ) ce lau est fait en étendant la toison , on la prend par le milieu , la ramène a soi et on la roule autour du bras , on sort la main sans lâcher la poignée de laine en bloquant avec la laine du bord , on peut jouer au ballon sans qu’elle éclate . méthode abandonnée de nos jour . la laine ne payant plus le prix de la tonte
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
Le troupeau de brebis en creau
Après la guerre de 1945 j’allait garder le troupeau jusqu’au paty , parti le matin , je rentrait le soir. Quand on avait fini le pacage, les prés au moi de mars jusqu’au départ à la montagne fin juin la creau semble plate, or elle est vallonnée , oh a peine mais quand j’était assis par terre il m’arrivait de ne plus voir mes brebis qui étaient a 100 mètres . la première fois levant la tête je ne voit plus le troupeau, affolement !!! je me lève et j’ai compris .
Il fallait se méfier d’autres troupeaux risquaient de venir se mêler au mien et la obligation d’aller à la bergerie la plus proche pour les trier
Un cheval camarguais se met cul au vent quand il souffle pour se protéger , les brebis dans la creau se mettent le nez au vent et marchent tout en broutant et peuvent faire des kilomètres sans s’arrêter il faut surveiller car l’espace est immense
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
Le retour des aires
Etait une annexe de la base aérienne d’Istres , qui comprenait une piste et un hangar , à l’est se trouve la base d’Istres avec ses pistes immenses et ses équipements de Dassault (centre d’essai en vol) , armée de l’air etc ….
=Arial][SIZE=7][FONT=Arial]
Posté le 15.05.2006 par fosmonvillage
La creau
Plaine immense ou l’on ne voit au premier abord que des cailloux ou le pied n’est jamais d’aplomb , bordé au nord par les collines des Beaux de Provence , à l’est par les collines d’Istres au sud par le golfe de Fos , a l’ouest par la Camargue traversé par la route de Fos à Arles et celle d’Arles a Salon de Provence .
Une année de transhumance , j’ai ramené le troupeau du mas ;de bretonne à St martin de creau , le premier jour j’entame cette traversée avec comme point de repère le mas du retour des aires qui était a peut près à 20km , chose étrange dans ce pays à mesure qu’on avance le paysage s’éloigne et l’on se sent tout petit dans cette immensité .ce doit être terrible pour ceux qui se perdent dans le désert d’Afrique qui voient les mirages qui disparaissent quand on s’approchent d’eux.
La creau a aussi ses mirages quand il fait chaud . sur le bitume de la route on voit des voitures comme flotter sur de l’eau alors que la route est très sèche . le pays n’est pas si désert qu’il ny paraît ,, un lièvre qui vous part dans les pieds sur ses longues pattes , ses grandes oreilles droites si c’est un mâle ou couché si c’est une femelle. Boulle rousse difficile a voir dans les pierres ocrées .
Quelques gangas (grangoule) se lèvent en poussant leur cri et leur vol rasant le sol ont vite disparu, une alouette montre dans le ciel poussant son tisouli.
Voilà un gros oiseau qui s’envole devant les brebis c’est une outarde canepetière qui ressemble à un canard en vol , plus loin un groupe de pluvier doré qui tournent dans le ciel un bon moment avant de ce poser tout près .bizarre qui a dit bizarre quand on voit un cul blanc (petit oiseau à plume blanche sur le dos) perché sur un chardon là ou une fourmi passe péniblement entre les épines, comment fait il pour tenir là dessus ? tout cela représente des belles brochettes pour un chasseur , sans oublier sanglier et lapins et à côté de cette faune voici la flore qui est aussi vaste que la creau qui cache entre ces pierres de l’herbe apprécié des brebis . on dit qu’une poignée d’herbe de creau qui tiendrait dans une sonnaille suffirait a la nourrir.
Voilà une touffe de fleur bleus très odorante c’est de l’hysope , j’en ramasse quelques une en ayant bien soin d’en laisser un peu pour la semence , plus loin c’est le thym , qui est un désinfectant préventif contre les rhumes et grippes , j’en coupe quelques poignées pour les infusions .Quelquefois aux premières pluies d’automne sortent les pâquerettes qui blanchissent la creau et plusieurs qualités de salades sauvages .
Et c’est la ruée des cueilleurs de champignons , mais que cherchent il parmi tout ces cailloux , les non initiés ne voient rien sauf quelques bolets roses bien apparents , mais les barigoules (pleurotes huitrées) elle , sont petites mais surtout de la couleur des pierres . combien de fois on se baisse pour cueillir une pierre !!! connaître les meilleurs emplacements, se construire des repères , une bergerie avec son puit , un tas de cailloux en demi lune construit par les bergers pour s’abriter du mistral quand l’hivers il souffle a 150 km par heures et qu’il passe sur les neige du Ventoux .
Parfois la creau se vide quand a chaque pas une nuée de moustiques s’envole et rien de mieux que de vous rentrer dans le nez , les yeux , les oreilles , il faut tenir la bouche fermé sous peine d’en avaler une demi douzaine . une attaque de moustique en règle . il se mettent à vous piquer jusqu’au sang , les habitués partent en courrant à la grande joie de la flore et de la faune .
La creau est divisé en cousous de 150 ou 200 hectares environ , chacun a sa bergerie . toujours orienté au sud avec le cabanon du berger a 50 m . le puit avec ses abreuvoirs rempli à l’aide de seaux tiré du puits avec une chaîne , l’eau est a environ 5 mètres , bien que la creau est très sèche , la nappe phréatique est présente partout ou l’on creuse , la terre est rouge comme la bauxite.